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PETROTIM : Aliou Sall blanchi, la société civile ne lâche pas l’affaire

Aliou Sall, le maire de Guédiawaye, est désormais hors de toute accusation dans l’affaire du scandale supposé de Petrotim. Le doyen des juges Samba Sall a prononcé hier (mardi), le non-lieu pour Aliou Sall, accusé d’avoir touché un pot-de-vin dans l’attribution de deux blocs gaziers sénégalais. Sur ce, certains membres de la Société civile estiment avoir perdu une bataille, mais pas la guerre. Ils comptent internationaliser le combat.

Nous allons nous battre

“Il y a une plainte qui a été déposée au niveau de l’Ofnac. Si le Sénégal a dit son dernier mot, il nous reste à mener le combat au plan international où des plaintes ont été également déposées. Les soupçons demeurent forts, aujourd’hui, plus que jamais “, a déclaré le président de ’’l’Alliance pour sauver le Sénégal’’, Babacar Mbaye Ngaraf, auditionné dans le dossier par la Dic, au mois de juin 2019.

La corruption

Elimane Kane, président de Legs Africa, ne dira pas le contraire. “La transparence ou la lumière ne viendra pas du Sénégal. Il faudra utiliser d’autres moyens à savoir les mécanismes de transparence et de lutte contre la corruption qui existe et qui sont rigoureusement appliqués dans les pays où les entreprises impliquées sont domiciliées à savoir les Etats-Unis et l’Angleterre“, a-t-il dit.

Pas de confiance

“Nous nous rappelons des déclarations du ministre de la Justice qui avait lavé carrément de tout soupçon M. Sall. Mais également la conférence de presse du Procureur. Donc, la démarche qui consistait à ouvrir une enquête sur une question assez grave avec des accusations très gaves n’était pas convaincante du point de vue des observateurs que nous sommes“, a ajouté M. Kane, sur Emedia.

Rappel des faits

Une information judiciaire a été ouverte contre X pour association de malfaiteurs et détournement de deniers publics, fraude fiscale et blanchiment de capitaux, après les révélations de la chaîne anglaise BBC sur un versement de 250 000 dollars qu’il aurait touché après la rétrocession des blocs par Frank Timis à British Petroleum.

JOKO/ Web