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Autoroute à péage : Contrat renégocié, l’Etat gagne 800 millions et devient actionnaire

Le président de la République a renégocié le contrat d’exploitation de l’autoroute à péage. Selon L’AS, Macky Sall, a demandé à l’entreprise française de mettre en application ses propositions dans un délai de quinze jours après l’audience qu’il a accordée, le 29 décembre dernier, au PDG de Eiffage, Benoît de Ruffray.

Ainsi, au lieu de la modique somme de 10 000 Fcfa par an, comme révélé par le collectif des citoyens usagers du péage, Eiffage va désormais débourser 800 millions FCFA chaque année pour la location du foncier. Mieux, l’État devient actionnaire à hauteur de 25% dans ladite société qui exploite l’autoroute à péage Dakar Diamniadio.

Le CCUAP (Collectif citoyen des usagers de l’autoroute à péage) soutient l’État du Sénégal dans son bras de fer avec la société Eiffage -SEECA. Des membres de ce regroupement de souligner que « le combat porté par le Collectif depuis 2018 a pour objectif d’honorer la mémoire de Papis Guelongal ». L’artiste est décédé tragiquement sur ce tronçon routier, son accident avait suscité beaucoup d’émoi.
Sur la table des renégociations il y’avait :

  • l’entrée dans le capital de l’état du Senegal à hauteur de 25%.
  • la taxe foncière qui passe de 1.000 fcfa à 800 millions de francs CFA + 2% du chiffre d’affaires généré par l’exploitation.
  • La suppression du compte séquestre qui ne permettait pas à l’état d’accéder au surplus des recettes financières. Rien que sur l’année écoulée, l’autoroute à fait une plus-value de 43 milliards de francs CFA par rapport aux prévisions de base, selon le CCUAP.

Toutefois, le collectif de rappeler que le contenu local doit être appliqué à la société Eiffage-SEECA qui « n’utilise que des entreprises françaises pour la sous traitance ou des sociétés écrans. Le risque est de faire gonfler l’investissement annuel de l’entretien de l’autoroute pour diminuer le bénéfice net. »

Pour conclure, le CCUAP estime que « l’État doit avoir comme objectif d’ici le 5 prochaines années de detenir ou de faire detenir par le patronat senegalais 40% du capital. »

JOKO/ Web