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REVUE DE PRESSE

Le report des locales et l’adresse à la nation attendu du chef de l’Etat à la Une

La politique garde toute sa place dans les quotidiens parvenus ce week-end à l’APS et dont l’intérêt se partage entre le report des élections locales et les attentes autour du discours à la nation du président de la République à la veille du 61e anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale.

REVUE DE PRESE – L’Assemblée nationale, réunie vendredi en plénière, a adopté un projet de loi portant report des élections territoriales et prorogation du mandat des conseillers départementaux et municipaux.

Ces consultations, initialement prévues en décembre prochain, avaient été reportées sine die. Elles se tiendront finalement le 31 janvier 2022 « au plus tard ».

Selon le journal Le Quotidien, l’Assemblée nationale « est allée dans le sens de l’amendement du gouvernement », sachant que l’opposition avait proposé que ces élections se tiennent le 19 décembre 2021 « au plus tard ».

« L’Etat tranche le débat », note le quotidien L’As. « Entre le mois de février 2022 que proposait la majorité et une organisation en décembre 2021 souhaitée par l’opposition, le gouvernement a coupé la poire en deux, en introduisant un amendement instaurant le 31 janvier 2022 comme la date de tenue, au plus tard, des élections locales », observe Enquête.

Lii quotidien, de manière prosaïque, soulignent qu’avec ce report, les élus locaux « grignotent encore quelques mois », avec la « caution » de l’Assemblée nationale, selon le mot de Sud Quotidien.

Ce journal rapporte que le report des élections locales a été voté « à la majorité des députés, sous la diligence du ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Diome, malgré le refus de l’opposition parlementaire ».

Le Soleil signale que M. Diome « a donné les raisons de ce report lié notamment à l’évaluation du processus électoral et l’audit du fichier », étant entendu que la gestion de la maladie à coronavirus a aussi induit des contraintes de temps.

Vox Populi évoque « une folle journée de procédures et de débats houleux, comme on pouvait s’y attendre » du reste, soulignant que le ministre de l’Intérieur « résiste aux assauts de flamboyants opposants, démonte deux questions préalable et préjudicielle », avant de voir adopté le projet de loi qu’il défendait.

« Comme il fallait s’y attendre » également, « le projet de loi portant report des élections locales et prorogation du mandat des conseillers locaux est passé comme lettre à la poste », souligne Walfquotidien, qui conclut sur ce sujet en ajoutant que les députés de l’opposition craignent désormais « un report des législatives jusqu’en 2024 ».

Un autre sujet politique occupe les quotidiens, il s’agit de celui concernant le message à la nation que le chef de l’Etat Macky Sall doit prononcer ce samedi soir à la veille de la commémoration de l’anniversaire de l’indépendance du Sénégal.

« Grand oral aux enjeux politiques », constate Kritik’ à propos de ce message parti pour avoir « une saveur amère cette année », selon le journal faisant par exemple allusion à la crise sanitaire induite par la maladie à coronavirus.

« Au sortir d’une période turbulente marquée par des manifestations de divers ordres, Macky Sall devra trouver les mots justes pour apaiser les Sénégalais et baisser la tension ambiante dans le pays », écrit Kritik’.

« Si le plan concocté pour apporter une réponse aux jeunes désœuvrés et sans emploi aura une articulation singulière dans son speech, c’est le calendrier électoral mais surtout sur (le thème du) troisième mandat que le locataire du palais est attendu », croit savoir Kritik’.

Le Quotidien estime que cette adresse présidentielle va être un « message à une nation convalescente » qui se relève doucement de bouleversements sociopolitiques inattendus.

Le journal offre à ses lecteurs une lecture anticipée « d’un séance de massage à un pays convalescent », en parlant de ce message à la nation. « Sweet d’un message », surtitre aux allusions si bien entendues, enrobe le propos de cette publication de sous-entendus conduisant directement à l’affaire visant l’opposant Ousmane Sonko.

Les démêles de ce dernier avec la justice avaient provoqué début mars une explosion de violence sans précédent qui a révélé les fragilités sociales et les contradictions mortelles d’un pays pourtant jusque-là réputé pour sa stabilité en Afrique de l’Ouest.

Treize personnes ont été tuées dans les violences nées de l’arrestation, début mars, de l’opposant Ousmane Sonko.

Le leader de PASTEF/Les Patriotes, qui a été par la suite placé sous contrôle judiciaire, est accusé de « viols répétés » et de « menaces de mort« , par une employée d’un salon de beauté et massage dakarois.

JOKO/ APS