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Le Devoir d'Informer

REVUE DE PRESSE

LA RECOMPOSITION POLITIQUE TOUJOURS À LA UNE

Les quotidiens continuent de commenter la recomposition politique dominée par le ralliement des opposants Idrissa Seck et Oumar Sarr à la majorité présidentielle, WalfQuotidien laissant entendre que le président de la République n’a pas fini de faire son casting. Selon ce journal, l’opposant et ancien ministre Malick Gakou pourrait rejoindre la majorité. ‘’Le Covid-19 a bon dos chez les politiciens. Après Idrissa Seck, Malick Gakou justifie son désir de rejoindre la mouvance présidentielle par la nécessité de faire face aux effets de la crise sanitaire’’, écrit le même journal.
Le Témoin Quotidien affirme que ‘’les députés [du parti] de Malick Gakou donnent mandat à ce dernier pour négocier avec le chef [de l’Etat], afin de vaincre [le] Covid-19 et de préserver la stabilité du Sénégal contre les troubles de la sous-région’’. Selon L’As, la nomination de M. Seck à la présidence du Conseil économique, social et environnemental (CESE), l’entrée dans le gouvernement de certains militants de son parti et d’Oumar Sarr ont engendré un ‘’vent de révolte’’ chez certains de ses collaborateurs que Macky Sall a limogés. ‘’L’Etat est ingrat, on ne se souvient pas souvent des grands actes que vous posez’’, déclare l’ex-ministre du Pétrole, Mouhamadou Mactar Cissé. Une déclaration que L’As considère comme un signe de la révolte en question. Sud Quotidien pose la question de savoir si le Front de résistance nationale (FRN) va survivre à la recomposition de la majorité présidentielle, à la ‘’défection’’ de l’une de ses composantes surtout, le parti d’Idrissa Seck. Depuis la publication de la liste des membres du nouveau gouvernement et la nomination de M. Seck à la présidence du CESE, les partis constitutifs du FRN ne cessent de lancer des appels à la création d’un ‘’nouveau bloc de l’opposition’’, lit-on dans Sud Quotidien. Le Soleil, pour sa part, loue le ‘’coup de maître’’ de Macky Sall. ‘’Quand on parvient à persuader son principal challenger lors de la dernière élection présidentielle, un de ses plus irréductibles adversaires, de rejoindre le pouvoir, c’est que l’offre publique a rencontré une demande tout aussi politique’’, analyse Le Soleil, concernant le ralliement d’Idrissa Seck à la majorité présidentielle. L’Observateur s’est entretenu avec l’avocat Moussa Diop, ex-directeur général de la société nationale de transport Dakar Dem Dikk, qui se désole de la ‘’tentative d’humiliation’’ d’Aminata Touré, l’ex-présidente du CESE. ‘’Quand on la défenestre de cette manière et qu’on mette à sa place son pire ennemi, je ne dis pas son adversaire… C’est la meilleure tentative pour humilier les gens’’, soutient M. Diop.
 Tribune souligne ‘’une grosse faute présidentielle’’ : la nomination de l’avocat Moussa Bocar Thiam au poste d’agent judiciaire de l’Etat. ‘’L’Agence judiciaire de l’Etat (…) va être dirigée, pour la première fois depuis sa création, par une personne qui n’a pas la qualité de fonctionnaire’’, relève le journal.
 ‘’Il risque de se poser un sérieux conflit d’intérêts dans la mesure où la mairie de Ourossogui (nord) qu’il dirige peut bien être partie au procès où le maire qu’il est siègera comme agent judiciaire de l’Etat. Une sérieuse équation que le président de la République devra résoudre. A moins que cela ne soit fait à dessein’’, explique WalfQuotidien. Le Quotidien s’est surtout intéressé au ‘’blâme’’ infligé par le conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) à Ousmane Kane, auquel il est reproché d’avoir donné une conférence de presse, en violation du devoir de réserve qui s’impose au magistrat qu’il est.

M. Kane avait donné une conférence de presse pour laver son honneur à la suite d’accusations de corruption faites à son encontre par un collègue, Yaya Amadou Dia.
 Ousmane Kane, selon Le Quotidien, a été déféré devant le conseil de discipline du CSM par l’Inspection générale de l’administration de la justice.

JOKO/ Aps