Joko.sn

Le Devoir d'Informer

REVUE DE PRESSE

COMMUNICATION GOUVERNEMENTALE À LA UNE

La conférence de presse du gouvernement prévue ce mardi est largement commentée par les quotidiens reçus à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
 Selon Le Quotidien, « l’Etat déconfine la parole » avec « une nouvelle stratégie de communication » et signale que 8 ministres seront « au parloir ».
 « Depuis la suppression du poste de Premier ministre, aucun membre du gouvernement ne s’est rendu à l’Assemblée nationale pour faire face aux députés. En attendant le régime vient proposer une nouvelle stratégie de communication avec le programme +le gouvernement face à la presse », explique le journal.
 Il ajoute : « Ce matin, 7 ministres et un Secrétaire d’Etat feront face aux journalistes pour évoquer les questions urgentes de l’heure comme l’émigration clandestine, la polémique sur les DIPA (déclaration d’importation de produit alimentaire) , la formation professionnelle…. ».
 Le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires, porte-parole du gouvernement, Oumar Gueye, et plusieurs de ses collègues vont animer, mardi, une conférence de presse à 10 h, au 10ème étage du Building administratif.
 Cette rencontre avec les médias s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de communication dénommée « Le gouvernement face à la presse », indique un communiqué du porte-parole. Cette série de rencontres se tiendra tous les 15 jours.
 En plus du porte-parole du gouvernement, les ministres de l’Intérieur Antoine Félix Abdoulaye Diome, de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr et de l’Agriculture et de l’équipement rural, Moussa Baldé, prendront part à cette première conférence de presse du gouvernement.
 Les ministres Serigne Mbaye Thiam (Eau et Assainissement), Alioune Ndoye (Pêche et Economie maritime), Abdou Karim Sall (Environnement et développement durable), Aminata Assome Diatta (Commerce et petites et moyenne entreprises), Dame Diop (Emploi Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’insertion) et Moise Ambroise Sarr, secrétaire d’Etat, chargé des Sénégalais de l’extérieur répondront également aux questions.
 « L’Etat monte au créneau » dans « la bataille de la communication », titre Kritik qui écrit : « Si ce n’est pas le condensé du conseil des ministres, c’est le noyau dur qui est mis à l’épreuve. Les ministres les plus sollicités dans les lots des problèmes qui assaillent les populations sont ainsi réquisitionnés pour porter la parole du gouvernement ».
 Le journal Enquête note qu’ »entre cafouillages, silence pesant, des coquilles à la pelle dans les communiqués du gouvernement, entre autres dysfonctionnements, la communication gouvernementale a été chahutée dernièrement. La nouvelle équipe pilotée par le ministre Seydou Guèye a décidé de changer de fusil d’épaule ».
 Mais la publication estime qu’au-delà « d’être un exercice délicat, la question de sa faisabilité et de sa pertinence se pose ».
 Source A relève que les ministres seront en conférence de presse « pour se prononcer sur l’émigration clandestine, la pénurie d’eau, l’environnement, les licences de pêche, la crise du sucre, le chômage, la campagne arachidière ».
 « SVP, pas de bla-bla ! », supplie le journal qui écrit : « C’est la première fois, depuis que Macky Sall a été élu à la magistrature suprême que le gouvernement prenne une telle initiative. Seulement, c’est un pari risqué dans la mesure où il y a encore beaucoup de non-dits par rapport à des dossiers pendants qui ont englouti beaucoup d’argent ».
 La Tribune souligne que « face aux difficultés de la vie, à de plus en plus de situations critiques notées au niveau de certains secteurs, le président Macky Sall a décidé de soumettre ses ministres à une évaluation populaire. Ainsi, chaque 15 jours, un certain nombre d’entre eux (…) feront face à la presse autour de question de l’heure ».
 Cet exercice de communication arrive au moment où « Macky Sall (est) pris à la gorge » par les questions de l’émigration clandestine, la pénurie d’eau, les accords de pêche, etc, selon Walfadjri.
 Mais « Le gouvernement face à la presse » est « une trouvaille qui risque de faire long feu », estime Walf qui rappelle : « En 2015, Abdoulatif Coulibaly, alors ministre de la Promotion de la bonne gouvernance, avait initié une série de rencontres avec la presse. Il s’agissait de faire régulièrement le point sur les actions du gouvernement. Mais cette initiative n’a pas prospéré ».
 Le Soleil s’intéresse aux habitants de Thiaroye, dans la banlieue de Dakar, « pris au piège par des pollutions de l’air, du sol, des eaux de mer ». « Ces pollutions résultent des activités industrielles, des rejets des produits toxiques qui échappent des trains. A cela s’ajoutent les fuites d’hydrocarbures des pipelines de la société africaine de raffinage (SAR) », explique le journal qui affiche à sa Une : « Thiaroye, la poudrière ».

JOKO/ Aps