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Salif Sadio : « Le jour où les combats prendront fin, c’est le jour où le Sénégal quittera la terre de Casamance »

Salif Sadio : « Le jour où les combats prendront fin, c’est le jour où le Sénégal quittera la terre de Casamance »

Salif Sadio, un des chefs du MFDC (Mouvement des forces démocratiques de la Casamance) fait encore parler de lui. Cette fois, il s’est confié à un média gambien, Revolution tv. Parlant de son projet d’indépendance de la Casamance, Salif Sadio est plus que déterminé à défendre l’idée jusqu’au dernier souffle.

«Cela n’est pas terminé aujourd’hui et ne prendra pas fin demain. Nous irons jusqu’au bout. Le jour où les combats prendront fin, c’est le jour où le Sénégal quittera la terre de Casamance. Regardez mes barbes, j’ai plus de 60 ans, mais je ne suis pas marié. J’ai juré que je ne me marierai pas tant que nous n’aurons pas repris notre terre. Le gouvernement de la Gambie et le Mfdc de Salif Sadio ne se sont jamais vus, rencontrés ou complimentés. Vous m’appelez rebelle, mais je suis un combattant de la liberté et pendant la période de ma lutte, le gouvernement de la Gambie n’est jamais venu ici. Mes frères et sœurs ont des enfants, certains ont grandi, mais Salif Sadio n’a pas d’enfant ! Je n’ai pas le temps d’être en couple. Cela ne me traverse pas l’esprit. Je n’ai pas d’enfant en Casamance ni ailleurs aux quatre coins du monde. Il vaut mieux se taire si l’on n’a rien à dire», assure Salif Sadio.

Le cadre du MFDC révèle au cours de l’entretien que Leopold Sédar Senghor avait admis que la Casamance était un pays à part. «La guerre n’est pas finie ! Nous avons signé un accord. Les premières lettres de la Casamance ont été envoyées au Président Senghor. Il connaissait la vérité. Il a admis que la Casamance est un pays à part, mais il était dans un dilemme parce que s’il rejetait les demandes de la Casamance, il y aurait la guerre et s’il leur accordait leur souhait, le Sénégal mourrait. Il a donc démissionné et remis la parole à Abdou Diouf», ajoute-t-il.

JOKO/ Web