Joko.sn

Le Devoir d'Informer

AKILEE SAISIT LA JUSTICE POUR STOPPER LES FAKE NEWS DONT ELLE EST VICTIME.


«*campagne délictuelle de diffamations, d’injures et de calomnies, selon le communiqué»

La bataille Senelec vs Akilee continue par presse interposée avec de bonnes tranches d’information alimentant les colonnes des journaux sans pour autant que les consommateurs et contribuables ne soient imprégnés des vérités et décision définitive du gouvernement, comme pour entretenir davantage le flou les dernières news en date évoquent la condamnation par le Tribunal du commerce de Dakar de la start-up devenue une curiosité publique et la riposte à travers un communiqué kilométrique de sa direction générale qui va porter plainte pour diffamation.
CONTENTIEUX – L’Eco, un journal économique indique dans sa parution de ce lundi que par une ordonnance en date du 5 juin 2020, le Tribunal du commerce a condamné la société Akilee à payer la somme de 60 millions de francs CFA à sa consoeur, une autre star-up, française celle-ci, à savoir WattGo.
Selon Eco, cette dernière installée au 298, avenue de Club hippique à Aix-en-Provence, « poursuivait Akilee pour non respect d’un d’un contrat de cession de propriété intellectuelle ».
Eco d’écrire que « le logiciel d’économie d’énergie qu’Akilee a vanté depuis tout ce temps est en fait un produit de WattGo ». Selon toujours le journal qui taillade Akilee, « la petite société française a signé fin 2019 un contrat pour fournir le logiciel à Akilee pour 100 000 euros.
Eco de glisser « on indiquera que cette même solution a été revendue à Senelec à 10 milliards ».
« En plus de cette somme, WattGo devrait percevoir en moyenne entre 1 et 0, 5 euro chez chaque client de Senelec. Après avoir signé le contrat, Akilee n’a pas respecté tous ses engagements. Ce qui a amené les Français à porteer plainte et la justice sénégalaise leur a donné raison », poursuit le journal économique, soutenant que les avocats de WattGo « ont lancé une saisie conservatoire sur les comptes bancaires et chez les différents créanciers d’Akilee, par un avis à tiers détenteurs ».
Eco va plus loin en indiquant qu’avec ce rebondissement, « c’est toute la stratégie qui tombe pour Amadou Ly et sa bande. Akilee n’a jamais créé de logiciel et ne dispose d’aucune solution propre à proposer à Senelec ».
« Par ailleurs, la rencontre entre Senelec, assisté par l’agent judiciaire de l’Etat, et Akilee, est prévue ce lundi dans l’après midi, devrait tourner autour de la cession du contrat. Aucune proposition financière ne devrait y être formulée par l’Etat ou Senelec. Cette condamnation d’Akilee par le tribunal de Dakar confirme les soupçons d’enrichissement sans cause dénoncés par les syndicalistes de Senelec », accuse Eco.
Akilee mandate ses avocats
LA réaction d’Akilee SA n’a pas tardé. Relevant que la société « fait depuis plusieurs mois l’objet d’une vaste campagne de calomnie, de désinformation et de dénigrement sur fond de faux scandale autour du contrat la liant à Senelec SA », la direction générale s’est fendue d’un communiqué dans lequel elle regrette que « certains organes de presse (aient) décidé de manquer à toute déontologie en diffusant régulièrement de fausses informations sur ce dossier, prétendant éclairer l’opinion avec des contre-vérités, sans jamais prendre la peine de contacter les responsables d’Akilee SA pour recueillir leur avis. »
« Nous comprenons que cela est fait à dessein, et que l’objectif premier n’est pas d’informer les Sénégalais mais plutôt de défendre certains intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général », dit la direction dans son communiqué kilométrique.
C’est « constatant la prise de conscience généralisée en cours au sein de l’opinion publique, notamment du fait de l’acharnement sur fond de contre-vérités toutes plus décevantes les unes que les autres », que « certains organes de presse sont allés chercher un dossier qui n’a aucun rapport avec le contrat avec Senelec visant à déployer un système de comptage intelligent pour, devant l’échec de toutes les tentatives de diabolisation jusqu’ici entreprises, ouvrir un nouveau front », informe le communiqué d’Akilee.
Le texte de poursuivre « En effet, dans un article diffamatoire publié dans son édition datée du lundi 15 juin 2020, CONFIDENTIEL LA LETTRE QUOTIDIENNE indique à ses abonnés qu’AKILEE aurait été condamnée à payer 60 millions de francs à une startup française dénommée WATTGO, par une ordonnance du 5 juin 2020 qui aurait été rendue par le tribunal de commerce de Dakar ».
« Si Akilee reconnaît l’existence d’une relation commerciale, entamée en septembre 2019 (bien après sa création et ses offres de services qui ont commencé en 2014), avec la société française WattGo, elle conteste formellement l’existence de toute créance exigible, et précise :
– que cette relation commerciale portait sur l’acquisition des droits de propriété intellectuelle d’un algorithme de décomposition de courbes de charge (appelé NILM dans l’industrie des solutions énergétiques) pour lequel Wattgo, qui est en cours de redressement judiciaire (cf. https://www.procedurecollective.fr/fr/redressement-judiciaire/1394319/wattgo.aspx), n’a pas su remplir les conditions de garantie du paiement soit par une caution bancaire (que, selon elle, les banques lui auraient refusée), soit par une Lettre de Crédit dont Akilee a exigé que le terme soit défini par la démonstration effective de la performance de l’algorithme de décomposition de consommations ; proposition que WattGo a refusée alors même qu’elle vante les mérites de son logiciel et que les premiers tests ont été non concluants ;
– que cette acquisition était envisagée pour une intégration, qui n’a pas eu lieu, dans la plateforme de supervision de consommation déjà développée par AKILEE ;
– que ces relations commerciales sont soumises au seul droit français (choix de WATTGO) ;
– qu’en cas de différend, seul un tribunal de commerce français peut être saisi ;
– qu’elle n’a à ce jour connaissance d’aucune action contentieuse recevable, a fortiori au Sénégal. »
Aussi pour Akilee, les allégations de CONFIDENTIEL LA LETTRE QUOTIDIENNE sont « dénuées de tout fondement, et ne reposent sur aucun travail de journaliste, le contradictoire ne nous ayant jamais été proposé. La reprise du contenu de cet article par plusieurs éditeurs de contenu, dont Dakaractu, Dakarmatin et Sen360, constitue un moyen de diffusion publique au sens des dispositions de l’article 248 du code pénal sénégalais ».
« Ces reprises, et inventions pour ce qui est de Dakarmatin, sont exclusivement destinées à porter atteinte à la considération d’Akilee et de la personne de son dirigeant », poursuit le communiqué
Indiquant qu’elle est « profondément attachée à la liberté de la presse, qui honore notre démocratie » Akilee dit ne pas accepter cependant pas que, « sous couvert de journalisme, des individus se livrent à une campagne délictuelle de diffamations, d’injures et de calomnies ».
C’est pourquoi Akilee « a mandaté ses avocats pour réserver à ces publications les suites judiciaires adaptées, notamment sur le fondement du code pénal sénégalais ».
A l’image de toutes les entreprises ambitieuses et innovantes, Akilee dit se donne le droit « d’utiliser tous les moyens qui lui permettent de réaliser ses objectifs. Ainsi, lorsque des opportunités d’acquisition de briques logicielles se présentent et que celles-ci, sous réserve de démonstration de leur performance (ce qui n’a pas été le cas de WattGo), entrent dans le schéma directeur de développement de ses solutions. »
Akilee se donne le droit de les acquérir pour accélérer son développement. « Il convient alors de préciser que cela n’enlève en rien le génie des ingénieurs d’Akilee qui devront faire les efforts d’appropriation, d’adaptation et d’évolution futures requis. L’acquisition d’actifs externes pour accélérer sa croissance fait partie des options stratégiques dont dispose toute entreprise, et les plus grandes entreprises au monde ont recours à ces options.
Enfin Akilee de conclure que l’entreprise « devrait faire la fierté du Sénégal et des Sénégalais en démontrant sa capacité à traiter avec des partenaires de tous horizons pour enrichir ses outils et technologies. Nous savons le peuple Sénégalais épris de justice et cet acharnement contre les enfants de leur propre nation ne saura ni prospérer, ni les laisser indifférents. Nous travaillons pour l’émergence du Sénégal ; notre énergie et notre génie ne peuvent être consacrés à la parole mais plutôt aux actes ».

Joko/ Maderpost