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Covid-19 : selon une étude, perdre l’odorat serait (presque) une bonne nouvelle

Une étude européenne rapporte que la perte de l’odorat chez les patients atteints par la Covid-19 serait un “facteur de bon pronostic”. Explications.

Maux de tête, fatigue, fièvre, toux, la Covid-19 revêt différentes formes en fonction des patients. Certains malades rapportent également une perte de l’odorat et du goût. C’est précisément à la perte de l’odorat que c’est intéressée une très récente étude européenne coordonnée par l’hôpital Foch de Suresnes dans les (Hauts-de-Seine) et l’université de Mons (Belgique). Comme le rapporte Le Parisien, ce mercredi 23 septembre, perdre l’odorat serait le signe que la maladie ne serait pas trop grave. “La perte de l’odorat est un facteur de bon pronostic, dans l’évolution d’un Covid”, assure le Dr Jérôme Lechien, chef du service otorhinolaryngologie de l’hôpital Foch, auprès du quotidien.

Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont examiné l’état de santé de 1 300 patients atteints par la Covid-19. Le panel a été divisé en quatre groupes en fonction du niveau de gravité de la maladie (léger, modéré, sévère et très sévère). “Les résultats montrent que parmi les patients qui étaient dans les groupes 3 et 4, soit les plus fortement atteints, seuls 10 à 15 % d’entre eux avaient une perte d’odorat. En revanche, ils étaient 70 à 85 % avec ce symptôme dans les groupes 1 et 2, soit les cas les plus bénins”, rapporte le Dr Jérôme Lechien dans les colonnes du Parisien.

Une récupération dans les deux mois

Une corrélation que le chef du service otorhinolaryngologie tente d’expliquer : “Notre hypothèse est que la perte d’odorat signifie que le virus arrive non seulement dans le nez, mais aussi dans le système nerveux central. Des images IRM montrent alors une atteinte du bulbe olfactif, une région située à la base cerveau et qui a un rôle majeur dans l’odorat. Le virus est alors contenu par le système immunitaire. Cela lui évite un passage trop important dans les poumons et dans le sang, ce qui est le cas dans les cas les plus graves. La capacité du Covid-19 à envahir le bulbe olfactif et le système nerveux central permet d’expliquer la fréquence associée des troubles du goût”. D’après les résultats de cette étude, entre 75 et 85% de ceux qui perdent l’odorat le récupèrent deux mois après la maladie. Un chiffre qui grimpe à 90% pour ceux qui ont perdu le goût.

JOKO/ Web